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Cours_ 11: 14 novembre
La surmodernité crée et répond à l'insistance politico-économique des gouvernements et des entreprises à transformer la cité en espaces rentables et efficaces laissant le citoyen, son client , spectateur de sa propre existence. L'effet pervers de ces développements urbains, routiers, marchands et communicationnels ont donné naissance aux non-lieux qui fonctionnent selon une relation contractuelle avec le client, l'abonné, celui qui paie. On parle ici d'autoroutes, de centres d'achat, d'aéroports, d'Internet, etc. «Le contrôle a priori ou a posteriori de l'identité et du contrat place l'espace de la consommation contemporaine sous le signe du non-lieu : on n'y accède qu'innocent.» . La surmodernité transporte davantage l'idée d'une collectivité composée d'individus-consommateurs « vivant des expériences et des épreuves très nouvelles de solitude » qu'un mouvement rassembleur guidé par des intérêts communs.
«Le grand défi du MRQ à l'aube de l'an 2000 consiste à rehausser la confiance des contribuables et de nos mandataires, par la qualité du travail de nos employés et par la qualité des relations avec les contribuables qui sont aussi des clients. (...)Parce que les contribuables et les mandataires du MRQ sont aussi des clients, nous sommes donc présentement à revoir nos façons de faire afin de mieux répondre aux besoins de ceux et celles que nous avons le mandat de servir avec respect et courtoisie.» NOTES EN VUE DE L'ALLOCUTION DE LA MINISTRE DÉLÉGUÉE AU REVENU MME RITA DIONNE-MARSOLAIS À L'OCCASION DU 23e CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DE PLANIFICATION FISCALE ET FINANCIÈRE (APFF)
MONTRÉAL, le 8 OCTOBRE 1998
Marc Augé, 1992 Non-lieux, introduction à une anthropologie de la surmodernité, Seuil, p128.
ibid., p.128.
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